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Jeudi 9 novembre 2006

La vie vous tombe dessus, elle peut être en or, en argent ou en bronze.

La mienne est en cuivre.

Ici, en ANGOLA, on ne choisit pas sa vie, on la subit jusqu'a notre dernier souffle.

Moi, Momo, Africain, ce que je veux ?

 

Nourrir mes enfants et ma femme au moins deux fois par jour;

Travailler dur pour gagner de quoi acheter un vélo à ma famille pour allez chercher de l'eau au puis.

Qu'on me donne une chance de donner le sourire au moins une fois par mois à mes enfants,

Qu'on me donne une chance d'exister dans cette foutue vie et les enfants aient un peu de fierté pour leur papa.

 Les gens ne ce rendent pas compte de la chance qu'ils ont. Moi j'ai abandonner ma femme et mes enfants pour partir loin très loin. Mais ou il va Papa ? ---Papa par travailler, dit ma femme à ma fille. Mais papa par et ne reviendra peut être jamais. J'ai peur que ma femme ce fasse violer et que mes enfants ce fasse kidnapper, j'ai peur chaque soir que j'y pense, mais je dois rester fort et penser à la réussite. J'aime ma petite famille et je n'ai même pas une photo pour penser à eux.

Ce que je veux ? C'est que l'on m'ouvre les bras pour m'accueillir dans un pays ou les gens sont gros parce qu’ils mangent trop.

Ce que je veux ? Des papiers en règles, un bout de carton pour dormir, et n'importe quel travail, je suis prêt à vider les cochons toute ma vie si il le faut. Ce que je veux ? Que vous pensiez à moi et à ma petite famille qui vous contemple.

Ce que je veux ?

Essuyer les larmes de ma fille contre un sourire.

 

Je  suis assis sur une pierre, je suis seul dans un champ, le soleil me brule la peau et je regarde au loin en me disant quel est la personne qui à voulu me mettre ici; je ne sais pas mais mon destin à voulu que je sois un homme; Un homme riche d'amour que me porte mes 3 enfants et ma femme, un homme piller de tout sans qu'un brigand ne soit passé par là. Je suis un esclave de la vie qui travail non pas pour vivre mais pour survivre. Récolter et cueillir ce qui est vital pour que je puisse voir grandir mes enfants. Alima, 3 ans, encore une comme son père, elle ne pense qu'à s'amuser, elle court après les poules, récupère des cailloux et s'imagine des personnages. Samadhi, 6 ans, travail aux champs la journée, surveille le bétail le soir et ne vas pas à l'école. D'ailleurs il ne sait même pas à quoi cela sert.

Fadhila: 6 ans, aussi belle que sa mère avec son regard de chien battu, je serai prêt à remuer ciel et terre pour avoir ce quelle veut, mais le destin à voulu que ma fille reste dans la cabane avec Mama pour ne pas qu'un intrus la kidnappe. Ma raison de vivre, je la protège comme un européen protège ses diamants à la banque.

Je pense souvent comment va ce passer la vie de mes enfants mais je n'ai pas le temps de penser car nous avons tous un trous dans le ventre qui nous met dans un état second. Parfois même la tristesse ou la haine dépasse la douleur et donc je ne sens plus rien. Je suis prêt à me priver de nourriture pour que ma femme et mes enfants puissent manger au mois une fois par jour. Ici dans mon pays, il n'y à pas d'ami, tout le monde à fin tous le monde à soif, ton voisin sera prêt à te poignarder pour manger ton bétail et violer ton enfant. Heureusement, nous avons tous le même but et nous essayons de Produire du bétail et avoir une bonne récolte. Ici dans mon pays il n'y à pas de temps, Nous ne connaissons pas l'heure, Nous vivons au rythme de la vie et de la nature. Nous ne somme pas réglés comme les européen. Nous vivons au jour le jour et nous verrons bien ce que nous réserve le nouveau soleil. Nous ne somme jamais pressé mais nous ne voulons pas que la mort nous rattrape, car elle est derrière nous et avance souvent plus vite que nous. Dans mon village il n'y à pas d'école pas, de puis, pas dégout, pas d'eau potable, pas de moyen de communiquer, pas de pharmacie pas de lumière la nuit, pas de station essence, pas de magasin pas de boutique, pas de docteur, pas de dentiste, pas de gynécologues, pas de psychologues, pas de dermatologue, pas d'ostéopathe, pas d'ophtalmologues, pas de service d'urgence, pas de salon de manucure. Vous voulez savoir ce qui circule bien dans mon village ? Le sida, la fièvre jaune, le paludisme, le tétanos et toutes les ordures qui ne sont pas bonnes à récupérer. Parfois des aides humanitaires passent par la et c'est un peu le rayon de soleil que l'on à pas. L'eau est très salle et opaque. Je ne suis pas là pour faire pitié ni pour réclamer de l'aide (rire), mais juste pour que les personnes qui lisent mon message puissent avoir une pensée quotidienne pour ma famille qui vie sur un tas de saletés. Je me suis toujours lavé dans la rivière sale j'ai toujours bus dans le même endroit ou l'on fait ses besoins, Ma peau est dure comme du cuire tanné et mon mental et forgé au fer rouge. Je me sens faible dans mon corps mais fort dans ma tête. A la tombé du soleil je pars en Europe, je ne peu plus continuer à voir ma famille vivre comme çà ! Je ne sais pas nager, mais ma volonté me fera marcher sur la mer ! (Rire)...Peu importe la direction ou je vais le vent me portera et le soleil me guidera, il me mènera dans la direction ou les esprit des hommes ont besoin d'être ventilés et illuminés, Car les européens on trop de choses à penser et tellement, que je me demande comment ils font pour faire tout en même temps, je suis vraiment épaté ! On ma dit que l'Europe est à 120 soleils de mon village, Peu importe ma santé, je part léger et libre mais sans ma moitié.On ne pourra rien piller sur moi mais on pourra m'enlever ce que j'ai de plus cher à mes yeux et que j'aurais laissé;

 Mes enfants et ma femme.

Des que tout le monde sera informé de mon départ j'ai peur qu'une bande de tueur viennent piller dans mon coffre fort. Mais il faut que je ne pense à rien de ce que je laisse derrière moi sinon je ne partirai jamais et je dois plutôt penser à la réussite. Voici ma tenu de voyageur, Mes sandales, mon plus beau pantalon et ma plus belle veste pour faire de l'effet des que je serai en Europe (rire) ! La nuit tombe, après avoir dit à mes perles d'amour que je partais travailler avec un amis, je me mis à marcher en direction de la mer d'Europe. Je pense que l'Europe m'ouvrira ses portes et je suis sur de trouver du travail, la bas ils ont besoin de travailleur qui font le travail que personne ne veut faire. Qui veux tuer les bêtes, qui veux ramasser les ordures et laver les fosses publiques ? qui veux travailler avec du goudron ? Ce sont ses chances la qu'il faut que j'attrape !je ne peux pas demander le travail de président tout de suite (rire) Je pense être un espagnol car la frontière et la plus proche de moi, alors j'apprendrai à parler n'importe quelle langue si il le faut pour gagner un peu de sous. Je dormirai dans des maisons conçus pour les gens comme moi mais je serai perdu ça c'est sur (rire). Voila près de trois jour que je marche, j'ai traversé une tempête de sable, je suis passé tout prêt d'un groupe d'éléphant et je me suis fais surprendre en pleine nuit glaciale par un scorpion sur mon ventre. Il fait très chaud, mais jambes ne marchent plus que par la force de ma volonté.Il m'arrive de m’arrêter durant près de 4 heures pour faire une pause et parfois je me met à pleurer car je ne sais pas ou je suis, je ne sais pas ou il y à de l'eau au plus proche, et je suis seul au monde entouré d'un espace immense et d'un silence à entendre un troupeau de zébu de très loin. Je suis seul avec mon ombre qui me suit. Je me repère au soleil car je sais que je dois former une crois entre ma trajectoire et celle du soleil pour arriver jusqu’a la mer, je me dis que je dois rester toujours à coter des plantes vertes car je sais au moins que l'eau n'est pas très loin. Souvent je me retrouve très loin de tout, si loin que je vois les montagnes devant moi durant des jours sans quelle ce rapproche. Je profite de bien m'avancer lorsque le soleil va disparaitre, c'est la meilleur température. Lorsque la nuit tombe, la température s'effondre jusqu’à ce que mes pieds s'enfoncent dans un sable glacé. Après une longue journée de marche cela est très agréable mais il arrive un moment ou le sable est tellement froid que mes pieds raidissent. La nuit il fait très froid, la capuche sur la tète, je me met en boule dans un trous que je creuse pour être à l'abris du vent et de tout prédateur. Je passe une bonne partie de la nuit à trembler de tout mon corps et à claquer des dents, et je pense à l'Europe pour me remonter le morale. Les européens dorment dans des lits grands, chauds et confortables. Je sais que c'est la dernière fois que je dormirai sur la ligne de la mort. Une fois épuisé par mes grelotements je finis par m'épuiser, m’assoupir et m'évanouir. Je dors et je ne rêve pas, je ne vois que du noir. On dit qu'une personne qui ne rêve de rien, est dans les obscurités les plus profondes des abysses du sommeil.

Le matin arrive, je décolle mes yeux ensablés par le vent glacer qui ma cisaillé la peau toute la nuit. Je suis très rigide et j'ai du mal à me déplier. La rosé humidifie mes vêtement qui ce collent à ma peau. Je me réveille, regarde le soleil, respire comme pour redéployer mes poumons, je me lève et je marche. Je marche jusqu’à ce qu'il fasse trop chaud pour continuer. Le passage du grand froid vers la brulure est éprouvant pour moi. Ici il y à une différence de température tellement importante que même les rochers ne résistent pas à ce choc. Je marche et ne pense plus, je suis une machine qui met un pied devant l'autre en suivant la trace du bonheur. Parfois je m'écroule en larme et je me dis pourquoi moi, pourquoi ce destin de misère, pourquoi la vie ma mis ici, pourquoi la nature veux me tuer alors quelle ma conçu, pourquoi moi, parfois je préférerai ma tuer que vivre dans cette haine naturel. Pourquoi les Hommes vont sur mars chercher de l'eau alors qu'ici nous crevons devant leurs yeux, Pourquoi y a-t-il des Homme qui meurent parce qu'il ne mange pas, pourquoi les occidentaux nous regardent crever la bouche ouverte, pourquoi l’Homme ne vienne pas nous aider. J'ai tellement soif, je suis tellement desséché que je n'ai plus de larme pour pleurer, je suis pillé, il ne me reste plus que mon âme. J’aperçois une oasis et j'accélère mon pas. je suis près à aimer et manger les feuilles d'un arbre tellement ma fin me déchire l'estomac, Arrivé à l'oasis je me suis effondré, j'ai senti des fourmis dans ma tête et n'ai rien pus faire pour me voir partir, comme lâché, en train de chuter aux fonds des abysses du rêve. Je me suis réveillé, comme si le temps c'était arrêté, je me suis remis sur pieds grâce à un paysan qui ma ramassé tt de suite après ma chute. Voila Trente soleils que je marche, je ne peux m'empêcher de vous dire combien mon cœur et déchiré par la misère, pourtant il m'arrive aussi d'être heureux. Je suis heureux quand je suis près de ma famille, Quand je suis libre de faire mes propres choix, de profiter de ma liberté. Quand je suis Libre de profiter de chaque instant de ma vie. Quand je suis Libre, sans devoir quelque chose à quelqu’un et l'inverse. Pour moi il existe Quatre ingrédients pour faire la recette de la parfaite vie. De l'amour, du silence, de la liberté et un ventre plein (rire)...et surtout la dernière (rire). Le reste, tu oublie tout et tu pars l'esprit léger. Je me sens bien, je marche jusqu’a mon épuisement. Arrivé le soir, après un soleil éprouvant, je m'assis près d'un feu que j'ai pus allumer grasse au briquet que le paysan m'avait donné. Je fixe le feu, ca me rend heureux et je ne peux l'expliquer. La chaleur me caresse le corps, je suis bien et commence à rêver. Lorsque soudain, je fit un sursaut ! Je pris panique jusqu'à ce que je pris conscience qu'il ne s’agissait que de touristes qui voulaient prendre des photos de moi avec eux !

Durant mon aventure il arrive que ma fierté personnelle s’effondre au détriment d’argent mendié. Il suffit que le touriste me regarde pour qu’il puisse lire dans mes yeux ma douleur de vivre. Avec moi j’ai emporté le collier de ma fille, sa pierre rouge préféréé qu’elle porte autour de son coup. Il me suffit de la serrer dans mon poing pour repartir la tête haute. Je dors, je marche, je cours, je m’effondre, je bois, je marche, je pense, je m’effondre, je pleur, je ris et je m’assoupi, le caillou de ma fille dans ma main. Les soleils défilent et ce ressemblent, le temps passe et ma barbe me fais croire que cela fait longtemps que je marche seul au désespoir. Pourtant après plusieurs jours de périples à travers la chaleur de l’enfer, je me met à gravir cette immense montagne de sable. Je grimpe pendant près de 2 soleils. Le vent souffle et me fouet violament le visage, alors je ferme les yeux et me demande bien ce qu’il y ce qu’il y aura derrière celle ci. Probablement un desert immense, une savane ou une immense vallée enssablée.

C’est à ce moment là, que j’ouvris les yeux et leva ma tête. J’avais devant moi le plus beau spectacle naturel que je n’avais jamais vu de ma vie. Mon cœur ce charge d’adrénaline et je reste muet. La mer méditerranée, la grande tasse est enfin face à moi. Le ciel rosé par le soleil, j’imagine déjà l’Europe au loin. Je me sentais bien dans ma peau ; tellement bien que je ne pourrai décrire ce que je ressens à ce moment précis. Je pense à ma famille. Mon espoir de voir sourire mes filles ce rapprochent à grand pas. Je suis sur que de la ou elles sont elle pense à moi. Je suis resté au sommet près d’un soleil entier pour admirer le spectacle. Une fois arrivé le soleil levant, je me suis mis à dévaler ce sommet de sable comme un gamin de 6 ans. Je crie de joie et me dirige vers la mer pour gouter l’eau que l’on dit salée. Ma première baignade me laisse plutôt perspicace car je ne sais pas nager. Personne ne ma appris à nager dans ma vie et d’ailleurs personne ne me donnera des leçon dans ma vie. Seul la nature se doit de me donner des leçon mais je sait que je devrait être discipliné dans le nouveau monde carré qui m’attend. Je continus ma marche en longeant la mer. Depuis que suis gamin je rêve. Je rêve d’être simplement heureux. Et pour moi être heureux, c’est quoi ? C’est qu’un jour un européen me tende la main et me propose de vivre normalement, sous un toi dans des draps blancs et propres, c’est aussi de pouvoir nourrir ma femme et mes enfants deux fois par jour. De porter un jour, « inchala », des vêtements propres et doux. D’autre rêve d’avoir des gros seins ou des d’aller sur la lune. Moi je suis tellement au fond du panier de la race humaine que tout me rend heureux. Il suffit de me donner un verre d’eau minéral et je suis heureux, il suffit de me donner une paire de chaussette neuve et je suis heureux, il suffit de me sourire et d’aider ma famille et je suis heureux. Sur mon front est collée l’étiquette « misérable ». Qui aime aider le misérable ? Nous le verrons bien en Europe. Je marche longtemps sans me soucier de la position du soleil. La température n’est plus vraiment très forte, il fait mois chaud la journée et moins froid la nuit. La paysage et plus riche de verdure et la vie animal y est abondante, Il y à des nomades avec des chameaux. Je découvre un nouveau monde, me voila au sud du Maroc. Le jour ce lève, je me reveille et je me sent perdu. Il faut que je reprènne conscience que je suis loin de chez moi, dans un nouveau monde. Je marche, mes pieds sont fatigués et usés. Me voila arrivé dans la ville. Je suis comme un chien abandonné qui viendrai d'une autre planète. Ici, les gens sont généreux, certain cmarchand me donnent à manger et m'indique ou ce renseigner pour trouver un moyen de traverser le mer. Je ne sait pas encore comment je vais devoir traverser la mer. Certain me disent que très peus arrivent de l'autre côté vivant. D'apres mes sources le voyage ce paye avec de la monnaie et coute très cher. Je n'aurai jamais les moyens de traverser. Me voila face à une nouvelle difficultée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Damien Chapus publié dans : frenchstory
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